Par AD Perrin
Dans une note précédente, j’insistais sur les grandes différences qui fondent l’identité particulière du Château Lagrézette. On l’a compris, toutes nos productions portent la signature de Michel Rolland.
Il nous a imposés, à chacune des étapes du travail de la vigne et des raisins, les méthodes exigeantes qui doivent nous permettre d’approcher la perfection.
J’avais laissé de côté, pour la bonne bouche, la touche finale : celle des assemblages. Il faut le rappeler, inlassablement : nos vins sont soit 100% Malbec (comme Le Pigeonnier), soit pour le Château Lagrézette, des assemblages de Malbec (à plus de 80%), Merlot (autour de 15%), et Tannat en petite proportion (autour de 1%)
Or il faut le savoir, nous sommes parmi les rares dans la région - pour ne pas dire les seuls - à procéder au vieillissement séparé des différents cépages. Dans l’immense majorité des domaines, on assemble aussitôt après la vendange. Nous, non. Nos Malbec vieillissent dans des barriques spécialement conçues pour accueillir du Malbec. Idem pour les Merlot, idem pour le Tannat. Ce n’est qu’après quinze mois de vieillissement que Michel Rolland goûtera les vins, et procèdera aux arbitrages entre les différentes parcelles.
Un vrai spectacle !
Sur une table de six mètres de long, on dispose dans des éprouvettes ou verres quelques 160 à 180 échantillons, correspondant aux différentes parcelles. Michel goûte, mélange, décide des dosages, à l’aveugle. C’est vraiment impressionnant. Une fois rendus ses verdicts, les vins seront assemblés et termineront leur vieillissement. 18 à 19 mois pour le Château, entre 22 et 24 mois pour la cuvée Dame Honneur et de 28 à 30 mois pour le Pigeonnier.
A cette étape, Michel met tout le soin du monde, toute l’attention dont il est capable. Car, grand ami du Domaine, il est, je le crois, sincèrement très attaché à notre vignoble. Il aime le travail qui y est fait tout autant que le lieu. Et lorsqu’il vient chez nous, c’est toujours un moment important dans la vie du Château.







c'est un très bel article mais j'ai l'impression qu'il y a un poil d'exagération. Une table de 6 mètres de long, 180 echantillons, je pense que, connaissant plutôt bien le Chateau je ne vois pas comment ça pourrait être possible. Avec environ 60 ha, cela ferait une moyenne de moins de 0,5 ha par parcelle... ???
De plus même si M. Rolland est très très compétent, déguster autant d'echantillons en si peu de temps me paraît peu réaliste.
Rédigé par: Petelo 33 | 11 juin 2008 à 21:49
Dommage, très dommage qu'un vigneron s'appuie sur les connaissances de M. Rolland pour vendre son vin. Est-ce que ce vigneron n'a pas une personnalité assez prononcée pour créer son propre vin basé sur son terroir qu'il choie tout au long de l'année?
Rédigé par: Jacques A. Konrad | 12 août 2009 à 08:28
Cher monsieur Konrad, quelques précisions, si vous le voulez bien.
- Nous nous appuyons sur les connaissances techniques et la grande expérience de Monsieur Rolland en ce qui concerne l'élaboration de nos vins depuis plus de vingt ans.
Il nous a permis de réaliser des progrès ENORMES au sein de notre domaine: tant en matière de vinification que dans la conduite de notre vignoble, qui est à l'origine de la grande qualité de nos produits.
Monsieur Perrin, propriétaire du Château Lagrézette, est quant à lui extrêmement impliqué dans la commercialisation de nos vins, ce qui n'est pas le cas de Monsieur Rolland.
La personnalité de Monsieur Perrin, passionné par le Domaine de Lagrézette et grand connaisseur en matière de vin, nous a, par ailleurs, permis de créer notre propre style basé à la fois sur notre terroir, notre cépage, le Malbec, et notre savoir faire accumulé au cours des 30 dernières années.
C'est donc une entente parfaite entre deux personnalités complémentaires...
Jean Courtois,
Directeur Domaine de Lagrézette"
Rédigé par: lagrezette | 24 août 2009 à 08:08